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ActuScience : colonisation de l’Amérique, oiseaux migrateurs, (…)

Divague revient sur l’actualité scientifique de la semaine : chenille dévoreuse de plastique, colonisation de l’Amérique par l’Homme, utérus artificiel pour grands prématurés, les oiseaux migrateurs et le changement climatique,   résumé de l’essentiel.

Une chenille qui dévore le plastique

Voilà une découverte accidentelle comme la Science les aime. C’est Federica Bertocchini, biologiste espagnole, qui a mis en évidence une propriété surprenante de la larve de la fausse teigne de la cire. Cette chenille est généralement peu appréciée, notamment des apiculteurs, puisque les larves pondues dans les rues dévorent les alvéoles des abeilles. Et c’est en plaçant des chenilles, trouvées dans ses ruches, dans un sachet en plastique, que la chercheuse espagnole a constaté que celles-ci avaient dévoré le plastique. Encore plus important, les larves ne font pas que « manger » le plastique mais elles le dégradent, probablement grâce à des enzymes. Si les chercheurs comprennent comment le plastique a été dégradé, ils pourraient alors être en mesure de reproduire le procédé. La découverte et les analyses d’une équipe internationale sur ce sujet ont été publié dans la revue Current Biology.

L’Amérique colonisée par l’Homme (beaucoup) plus tôt que ce qui était supposé ?

Une découverte publiée jeudi 27 avril dans la revue Nature semble montrer la présence de l’Homme sur le continent Américain il y a 130 000 ans. Des os de Mammouth, qui semblent avoir été brisés par des outils en pierre, ont été découverts. Le problème est que, jusqu’alors, les scientifiques estimaient l’arrivée des premiers Hommes en Amérique il y a… 13 000 ans. De plus, il y a 130 000 ans, Homo Sapiens est supposé ne pas encore être sorti d’Afrique. Ce seraient donc d’autres représentants du genre Homo qui auraient « échoués » en Amérique.

Utérus artificiel pour grands prématurés

Un dispositif d’utérus artificiel pour grands prématurés (c’est-à-dire nés avant 26 semaines) a été présenté dans Nature Communication mardi 25 avril. Ce dispositif a été testé avec succès par une équipe américaine chez l’agneau. Il y a cependant de nombreuses objections à ce dispositif, comme le fait qu’il soit conçu uniquement pour les prématurés nés par césarienne. De plus, si les résultats sont encourageants concernant le modèle utilisé, l’application sur des fœtus humains pourrait se révéler compliqué, notamment au regard de la différence de taille entre un fœtus humain et celui d’un agneau.

Le grand plongeon de la sonde Cassini

La sonde Cassini explore Saturne depuis maintenant treize ans. Jeudi 27 avril la sonde a plongé avec succès dans l’espace qui sépare la planète gazeuse de ses anneaux. Sa mission s’achèvera le 15 décembre 2017, mais d’ici là, elle va continuer son exploration et livrera finalement des données de la composition in situ de l’atmosphère de Saturne avant de s’y désintégrer.

Les oiseaux migrateurs et le changement climatique

D’après l’Institut Néerlandais d’écologie, les oiseaux migrateurs devraient s’adapter au changement climatique. Les chercheurs ont notamment étudié une espèce comme modèle : la bernache nonnette, qu’on peut apercevoir l’hiver dans le nord de la France. D’après eux, les oiseaux s’adapteront au changement climatique en modifiant la durée de leur voyage. L’été arctique pourrait même favoriser la reproduction des oiseaux. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Global change biology.

Survivre sans oxygène ? Pour les rats-taupes, pas de problèmes.

Le rat-taupe nu est pour le moins un rongeur étrange. Parmi les caractéristiques particulières de cette espèce, cet animal vit en colonie avec une reine, des nourrices, soldats et ouvriers, la température de son corps peut varier entre 10 et 32°C, il ne développerait pas de cancer, ne souffrirait pas de dégénérescence liée à l’âge, … On peut désormais ajouter une particularité de ce rongeur à cette longue liste. Dernière découverte en date, les rats-taupes nus parviennent à survivre en l’absence d’oxygène, simplement en adaptant leur métabolisme. Le mécanisme n’est pas encore bien compris par les chercheurs mais constitue un espoir pour la recherche, dans le cas par exemple d’accident vasculaire cérébral.

En plus cette semaine

Côté anecdotes :

Suite au passage de deux typhons sur des îles productrices de pommes de terre, et notamment à Hokkaido, le Japon connaît une pénurie de chips ;

Une nouvelle espèce de fourmi a été nommée Sericomyrmex radioheadi, d’après le groupe de rock britannique. Les chercheurs souhaitaient rendre hommage à la musique ainsi qu’à l’engagement des membres du groupe envers l’écologie ;

Mark Waiberg, biologiste canadien remarqué notamment pour son militantisme en faveur des droits des personnes séropositives, est décédé mardi 11 avril à l’âge de 71 ans.

A voir / à lire :

Cette année en Californie, la floraison des coquelicots au printemps, appelée Super Bloom, est visible depuis l’espace → à voir sur Le Monde.

Des chercheurs ont placé des caméras sur le dos de baleines en Antarctique → à voir sur Le Monde.

Pourquoi les bouses des chirurgiens sont-elles vertes ou bleues ? → à lire sur Science et Avenir.

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