Voyage

Divague ailleurs : on s’est retrouvé à Barcelone !

Cap sur l’Espagne ! Divague s’envole aux côtés d’Ernest pour visiter Barcelone.  Bouclez votre ceinture, le voyage va commencer !

La Sagrada familia, toujours plus grande !

Si Barcelone est célèbre pour son ambiance festive et sa capacité à réunir les jeunes du monde entier, elle est surtout connue pour être la capitale de l’architecture gothique espagnole. Impossible de parler des grands lieux culturels sans évoquer la Sagrada Familia, une des églises les plus célèbres au monde. Commencée en 1882 par Francisco de Paula del Villar, le projet fut confié à Antoni Gaudi un an et demi plus tard. Depuis, sa construction, qui est toujours en cours, prévoit d’être achevée en 2026. Alors non, les nombreux échafaudages qui entourent les structures intérieures et extérieures ne sont pas présents uniquement pour mener à bien la rénovation de certaines parties du lieu sacré, mais bien pour terminer l’œuvre de l’architecte. En découle une église démesurée, riche, renversante.

Plongée au cœur de l’univers de Gaudi !

Gaudi a également construit quelques édifices pour de riches aristocrates. Si l’hôtel de la Casa Milà est surement le plus connu, la casa Batlló vaut tout autant le coup d’œil. L’immeuble qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO fut commandé par l’industriel du textile Josep Batlló i Casanovas. Gaudi s’est profondément inspiré du milieu marin afin de donner l’impression de vivre sous l’eau, comme si la maison était en vérité une grotte sous-marine ; doux onirisme. Si les différentes céramiques font varier les couleurs, le bleu marine est donc privilégié. La Casa Battlo est le résultat d’une œuvre singulière qui s’inscrit dans la poésie du modernisme catalan. Attention, Barcelone est connue pour être moins chère que la France niveau restauration et hébergement, mais les visites sont bien plus coûteuses. En effet, la casa Batlló coûte 19€ (oui, c’est bien le tarif étudiant, 22€ pour une entrée normale).

« Less is the best »

Vous faites une overdose de néogothique catalan ? Quoi de mieux que de visiter le pavillon allemand de l’exposition universelle de 1929 pour s’aérer un peu la tête ? A deux pas du musée d’art de la Catalogne et de la Font Màgica, ce bâtiment sobre et épuré se distingue du paysage architectural barcelonais. Construit par Mies van der Rohe, il fut démonté en 1930 avant d’être reconstruit dans les années 1950 en tant que fondation, avec pour nom celui de son créateur. Van der Rohe est l’un des principaux représentants du mouvement moderne qui chercha à redéfinir l’architecture pour l’inscrire davantage dans le présent. Simplicité, sobriété, pureté, matériaux nobles (marbre vert, onyx…), espaces fluides et plans d’eau sont les mots d’ordre du pavillon. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? L’expression populaire s’inspire sûrement de la citation de Van der Rohe qui théorisa sa vision de l’architecture selon la devise « less is more ». Passionnés de Le Corbusier, vous serez servis !

Le parc de la Ciutadella : rafraîchissant !

Situé dans le quartier de la Ciutat vella, ce parc couvre environ 17 hectares! (oui, c’est relativement GRAND). Les traces du passé sont encore visibles aujourd’hui : l’arc de triomphe (souvenir de l’exposition universelle de 1888) fait toujours office d’entrée principale. Derrière cet arc, une grande allée piétonne nous conduit au cœur du parc. Venez admirez la « Cascada » ! Constituée d’une magnifique fontaine conçue par Joseph Fontsere (lui-même assisté de Antonio Gaùdi, étudiant à l’époque), on ne peut que rester bouche bée devant l’immensité de l’édifice. Des escaliers, placés de part et d’autre du bassin, permettent d’accéder au haut de cette fontaine et d’avoir une vue panoramique du parc. Ne vous inquiétez pas, Divague a pensé à vous : on vous laisse un aperçu du nirvana!

Vous avez recouvré vos esprits ? Alors direction la statue du Mammouth, très connue à Barcelone en raison de sa taille grandeur nature, (imposant le bestiau !) Approchez-vous de cette statue et vous verrez des enfants jouer à ses pieds tandis que d’autres se mettent à califourchon sur sa trompe pour se faire prendre en photo par leurs parents. A votre tour ? Trois, deux, un… « Cheeeeeese »

Castell de Montjuïc, une forteresse surplombant Barcelone

« Cette forteresse était à Barcelone ce que la Bastille était à Paris ou Saint Pierre et Saint Paul à Saint Petersbourg. A la fois citadelle et prison […], des générations de captifs y ont attendu leur sentence […] C’est alors, que du haut de la grande tour de Montjuïc, surgissait un drapeau noir, signal d’exécution capitale. », écrit et publié en 1956 par le journaliste et écrivain Joseph Kessel (Argentine, 1898-France, 1979)

Le château de Montjuiïc se situe dans les hauteurs de la ville. Les télécabines se feront une joie de vous accompagner jusqu’au sommet de la colline. Abstenez-vous si vous avez le vertige et allez-y à pied. La vue ne sera certes pas la même mais le cadre sera tout aussi agréable : vous accéderez au château par le parc.

Pour tous les fervents de la littérature de Carlos Ruiz Zàfon, cet endroit est fait pour vous ! Non seulement toute la série Le Cimetière des Livres oubliés se déroule dans la ville de Barcelone mais Fermin, personnage secondaire et énigmatique de  L’Ombre du vent a été emprisonné dans le château par le cruel Fumero. Fermin relate à Daniel (personnage principal du roman) son histoire  au moment de la prise de Barcelone par les fascistes : « Barcelone est tombée en quelques jours […]. J’ai été poursuivi en vrai criminel, et mes supérieurs se sont vus obligés de se terrer comme des rats. Naturellement, Fumero était à la tête de l’opération de « nettoyage ». La plus grande purge à coups de pistolet avait lieu dans la rue, ou au fort de Montjuïc. Moi, j’ai été pris sur le port, au moment où j’essayais de trouver des places sur un cargo grec pour expédier quelques-uns de mes chefs en France. J’ai été conduit à Montjuïc où je suis resté deux jours enfermé dans le noir total, sans eau et sans air. Quand j’ai revu la lumière, c’était celle de la flamme d’un chalumeau ».

Ce récit douloureux de Fermin fait écho à certains événements historiques s’étant déroulés au sein de la forteresse. Le musée du château nous apprend que  « le 26 janvier 1939, le jour de l’occupation de Barcelone, les forces fascistes [prennent] le contrôle du château. Des centaines de soldats républicains y [sont] enfermés pendant un certain temps. Antonio Escobar, général de la Guardia Civil, fut fusillé dans le château pour être resté fidèle à la République pendant la guerre civile ». Lluis Campanys (président du gouvernement catalan lors de cette guerre et exilé en France) fut retrouvé et arrêté par la Gestapo en 1940. Emprisonné dans le château de Montjuïc, il fut accusé de présider le gouvernement catalan par un conseil de guerre très sommaire, qui le condamna à mort. Portant le numéro 2761, il fut fusillé dans le fossé de Santa Eulàlia le 15 octobre.  Lluis Campanys restera le seul président élu démocratiquement en Europe à avoir été exécuté.
Ce lieu de souffrances est à présent en cours de transformation en centre international pour la paix. Un rayon de soleil a percé ce ciel de plomb !

Bonus : Venez marcher sur les traces de Shakira ! (si si, c’est possible…)

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Direction : la mer ! En empruntant la piste cyclable qui jouxte la plage, une impression de déjà-vu nous saisit. C’est en effet à cet endroit que la chanteuse colombienne a tourné une partie de son clip Loca. Nombreux sont ceux qui viennent ici, se promener le long de la plage et profiter de la vue que nous offre le cadre.
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D’autres séquences du clip ont été tournées à Barcelone, comme celle à Pla de Palau où l’on peut voir Shakira se déhancher dans la fontaine située au milieu du boulevard et classée au patrimoine historique de l’Espagne (et oui tout de même). C’est  d’ailleurs pour cette raison que la chanteuse s’est attirée les reproches des autorités, (c’est pas bien Shakira).
Les touristes viennent à leur tour prendre des photos et traversent la rue en trombe sans prêter une attention particulière au trafic qui se fait dense. Des policiers sont alors postés pour surveiller qu’il n’y a pas de débordement, mais aussi pour que personne ne suive le modèle de la chanteuse et ne mette ses pieds dans la fontaine.  En même temps, faut être un peu « loca » pour vouloir faire ça…

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Chiara Debize et Marion Monin-Iacono

Marion Monin-Iacono

Je suis en étude d'histoire de l'art mais encore indécise quant à mon choix d'avenir. Mon physique est plutôt avantageux puisque la nature m'a affublée des pouces de Megan Fox (jaloux s'abstenir). En revanche, elle m'a également fait don d'un bon accent lorrain ou de beauf (à ta guise). Je suis passionnée par le 7ème art et surtout par l'œuvre monumentale que représente Dikkenek. Ma plus grande déception restera le départ de Diam's du monde de la musique...

1 Comment

  1. Marinette

    Syndrôme de Stendhal garanti devant tant de merveilles! Bravo pour l’article qui donne envie de découvrir Barcelone.

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