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F1 Saison 2017/Episode 4 : La première d’une longue série ?

C’est devant les yeux du président russe Vladimir Poutine qu’a eu lieu cette quatrième manche du championnat de Formule 1 sur le circuit de Sotchi en Russie. Dessiné entre les différentes installations du parc olympique, ce tracé tout neuf conjugue éternelles lignes et courbes interminables. Debrief d’une course inédite.

Première ligne 100% rouge

Neuf ans…neuf ans que cela n’était pas arrivé, depuis le Grand Prix de France en 2008, une autre époque. Neuf ans que les deux Ferrari n’étaient pas parvenues à s’élancer en première ligne d’un Grand Prix. Aux avant-postes, Vettel, auteur de la pole devant son coéquipier Kimi Raikonnen pour 50 millièmes de seconde !

Quand on vous dit que c’était chaud au départ…

À peine le tour de formation est-il lancé que la McLaren de Fernando Alonso se range sur le bas côté… Une déception de plus pour le double champion du monde espagnol qui va maintenant se concentrer sur les 500 miles d’Indianapolis, son prochain challenge. Branle-bas de combat quelques minutes plus tard à l’extinction des feux : Raikonnen patine, Hamilton ne trouve pas la motricité et Bottas s’envole depuis sa troisième place pour aller chiper la tête de course à Sebastian Vettel aux abords du premier virage : prodigieux ! Un premier virage qui aura coûté cher au pilote français Romain Grosjean parti avant-dernier, percuté par la Renault de Palmer.

Une histoire de chronomètre

Après l’abandon du pilote Red Bull Daniel Ricciardo pour rupture de frein arrière droit au cinquième tour, la course retrouve son calme et l’homme de tête finlandais s’envole au volant de sa flèche d’argent à coups de meilleurs temps au tour.

Bien qu’assez classique au premier abord, le tracé de Sotchi s’avère être redoutable en ce qui concerne l’usure des pneumatiques. Ainsi, la majorité des pilotes du haut du classement ont commencé à rencontrer des problèmes de « blistering » après une dizaine de tours. Le « blistering » est un phénomène assez rare en Formule 1 : il s’agit de cloques de chaleurs qui apparaissent sur la partie intérieure du pneumatique, entraînant ainsi une perte d’adhérence. C’est la raison pour laquelle Bottas a décidé de rentrer au box le premier au tour 27 de manière à anticiper une trop forte dégradation. Son dauphin Sebastian Vettel décide lui de rester en piste et de s’arrêter seulement sept tours plus tard dans l’espoir d’avoir pu creuser un écart suffisant pour prendre la tête… Il n’en sera rien.

« Bottas avait les clés de Sotchi aujourd’hui »

Après 38 tours, la sentence tombe, énorme blocage de roue de Valterri Bottas. On pense alors ses pneumatiques totalement détruits, mais ce n’est pas le cas. Le pilote finlandais repart à l’assaut des chronos et ne se laisse pas inquiéter par son poursuivant qui revient comme un ogre. La bataille du millième durera jusqu’au drapeau à damiers du 52ème tour : Valterri Bottas, 27 ans, remporte son premier Grand Prix de Formule 1 devant les deux pilotes Ferrari Sebastian Vettel et Kimi Raikonnen. Lewis Hamilton, transparent voire invisible tout au long du week-end, termine quatrième. À noter : la très bonne performance de notre Frenchy Esteban Ocon qui enregistre un quatrième résultat d’affilée dans les points…chapeau bas !

Au terme de ce Grand Prix inédit, plusieurs enseignements sont à tirer. D’abord, Mercedes peut compter sur son deuxième pilote Valterri Bottas quand sa star Hamilton déçoit. Ensuite, la performance de Ferrari et a fortiori celle de Vettel ne s’affaiblissent pas : le pilote allemand semble bel et bien parti pour jouer le titre. Pour en savoir plus, rendez-vous au prochaine épisode le 14 mai à Barcelone pour le Grand Prix d’Espagne.

Classement final du #RussianGP

1 Comment

  1. très bien pour qq’un comme moi qui n’a pas suivi le GP

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