Interview des Snuw : un groupe à écouter sans modération

Facétieux, décalés et pétillants, les Snuw (Marion, Sarah, Simon et Théophile) viennent de sortir leur premier clip « Forever » ! L’occasion pour Divague de leur poser quelques questions. 

Snuw a été créé en septembre 2017…

Théophile : Alors, pas du tout ! Ça date de 2014 mais à l’époque ça ne s’appelait pas encore les Snuw.

Sarah : Il y a eu plusieurs noms, dont les Dirty Coconut, mais on a vite changé !

Marion : En fait, on avait nos premiers concerts, et il fallait qu’on fasse une petite affiche pour le concert et qu’on trouve un nom. On voulait trouver un nom un peu original, un peu bizarre.

Sarah : Et comme on est un peu des rebelles, on voulait mettre dirty dedans (rires).

Marion : Et l’affiche, c’était juste une noix de coco, c’était vraiment pas très beau (rires).

Quel est la signification de ce nom ?

Théophile : Suggestion of a New Utopic World

Marion : C’est très très chiant à prononcer (rires)

Théophile : À la base, on voulait faire un mélange entre snow et sun.

Marion : On ne savait jamais comment décrire notre style de musique mais on disait toujours qu’on faisait des musiques un peu sunny parce que dans nos reprises c’était toujours un peu ça, des musiques qui parlent de soleil ou dans l’ambiance. Une de nos premières compos s’appelait Snowman, en référence à la neige. Du coup, on a fait un mélange. On avait plein d’autres idées mais c’est celle-là qui est restée. Et puis, il y a plein de blagues à faire dessus !

Théophile : On a cherché plusieurs noms et on est même passés par MST parce que Marion Sarah Théophile.

Marion : Mais on s’est demandé si c’était pas un peu trop. (rires)

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment l’idée de former le groupe vous est-elle venue ?

Théophile : On s’est rencontrés à la fac, on était tous les quatre dans une promo de double-licence Science et Musico à Jussieu. On avait un groupe avec Marion et on faisait des tournées dans des mariages avant les Snuw. On avait un set de reprises et ça nous a donné l’idée d’avoir un groupe, de jouer dans des bars en se faisant payer. Au lieu de faire un job d’étudiant, on voulait avoir un groupe mais on s’est vite rendu compte que ça ne marchait pas exactement comme ça.

Marion : On a commencé à jouer ensemble, Sarah, Théophile et moi, en deuxième année de licence et l’année d’après, on est tous partis à l’étranger pour notre troisième année. Pendant un an et demi, deux ans, le groupe a un peu été mis en pause et c’est en revenant qu’on a commencé à vraiment s’y remettre sérieusement et à demander à Simon de nous rejoindre.

Simon : Dans cette promo, on était quinze, et on traînait tout le temps tous les jours ensemble. Tout le monde faisait de la musique avec tout le monde.

Sarah : C’est l’arrivée de Simon qui a vraiment marqué le début des Snuw.

Théophile : Oui, avec l’arrivée de Simon, on s’est mis à développer plus notre univers. On a commencé à faire des compos et on s’est dit qu’on avait un vrai groupe.

Si chacun devait définir votre style de musique par un mot, lequel choisiriez-vous ?

Théophile : Sauvage

Sarah : On dit qu’on est plus un groupe de concert que de studio, donc je dirais live.

Marion : Absurde, parce qu’on fait beaucoup de trucs chelous (rires), que ce soit sur scène ou dans les vidéos qu’on tourne, dans les répètes ou dans nos vies.

Simon : Punk mais avec de la douceur.

Théophile : Punkceur ?

Sarah : Dounk ?

Simon : Ah ouais pas mal, (on adore l’humour).

Théophile : Oui, c’est vraiment une partie qui constitue notre groupe, on hésitait aussi à faire des concerts avec juste des blagues.

Simon : On s’est demandé si on ne pouvait pas faire une date avec que des blagues.

Une blague, une chanson, c’est un peu ce que vous faites déjà ?

Tous : Oui.

Théophile : C’est le truc pour l’instant. Mais ça se ressent moins dans nos enregistrements. Par exemple, pour le clip de Forever , tourné la semaine dernière, c’est une chanson qui est plus forte. C’est une chanson triste, de rupture, qui parle de mort. On essaie de ne pas forcément avoir que des sujets légers comme ceux présentés parfois sur scène. On peut parler de la revendication de la liberté, des histoires d’amour (forcément) mais toujours un peu modernes, on essaie d’avoir ce genre de sujet. Par exemple, Forever parle de quelqu’un qui manque de quelque chose d’autre, mais elle ne dit pas vraiment quel est ce manque. Est-ce que c’est le manque de quelqu’un qui est loin ou de  quelqu’un qui est mort ?  Et il y a aussi ce rapport à elle-même, elle ne dit pas si c’est d’elle qu’elle parle ou non. Cette idée du manque est explicitée plus profondément dans les paroles, puisqu’il y a des lectures internes.

Simon : Forever, les paroles et le p’tit accent français, ça fait une chanson un peu climatique.

Sarah : Climatique ? (rires)

Théophile : Allez voir Forever !

Sarah : Pose ton like ! (rires)

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Théophile : Les Clash, Blur, David Bowie

Sarah : T’as dit qu’on faisait du R.E.M des Clash

Théophile : Ah oui R.E.M pour le côté un peu plus pop et visuel et puis les Clash pour le côté musique.

Simon : The Cure

Un morceau que vous pouvez écouter en boucle sans jamais vous lasser ?

Tous : Forever.

(rires)

Marion : Breakthru de Queen

Théophile : Paint It, Black des Rolling Stones, je suis né avec !

Simon : Quand la ville dort de Niagara, parce que je pourrais l’écouter jusqu’au bout de la nuit.

Sarah : Le chanteur de Balavoine, c’est beaucoup lié à l’enfance.

Que ressentez-vous quand vous êtes sur scène ?

Théophile : De la liberté totale. Mais juste avant de monter sur scène, je suis un peu stressé, je me dis : « Est-ce que je vais réussir ?». Je n’ai rien appris, je n’ai pas fait d’école pour faire de la scène, mais parce qu’en même temps c’est pas comme ça que ça marche. Une fois sur scène, j’oublie complètement tout. Quand je joue les morceaux, je ne pense qu’à ça et à rien d’autre.

Sarah : Après on a fait beaucoup de concerts avec nos amis donc ça rassure. Pour l’instant, on ressent beaucoup d’amour et pas vraiment de stress. Je suis assez timide et je pensais être tétanisée dans cette situation mais en fait, comme il y a un bon retour du public, pas du tout. Puis nous, on se regarde tout le temps, on se fait des petits signes, des sourires.

On sent qu’il y a vraiment une complicité entre vous…

Théophile : Oui, on ne joue pas seulement ensemble, on est vraiment amis, ce qui fait qu’en live, on est vraiment rassurés.

Simon : On se soutient les uns les autres.

Marion : Les gens viennent aussi pour l’ambiance et pas que pour le concert. Ils savent qu’il va y avoir des blagues à la con, et que c’est marrant de nous voir sur scène même si on fait des erreurs. Je ne suis pas trop stressée de manière générale. Au Na_mek, c’était la première fois qu’on voyait plein de gens différents. D’habitude, on a toujours le même groupe de potes qui viennent avec deux trois personnes qu’on ne connaît pas mais ils sont dispersés dans la foule et on ne les voit pas vraiment. Alors qu’au Na_mek, au moment du concert, on a dû passer par le public pour arriver sur la scène et on a commencé à flipper en se disant « Ouah y’a tous ces gens ». On était au même niveau que le public, y’avait les lumières à fond, il faisait très chaud. Mais une fois sur scène, on oublie tout et on est à fond !

Simon : Il y a le concert mais c’est aussi une soirée trop cool où tout le monde s’aime, les gens se font des câlins, c’est incroyable. Des soirées où, quand tu rentres chez toi, t’es content, tu souris et tu te dis “Les gens étaient trop sympas”. Tout le monde est bienveillant !

Quel sera votre prochain projet ?

Sarah : Bercy ! (rires)

Théophile : Dans une semaine on va enregistrer nos morceaux dans le but de sortir un album. On va continuer à faire des clips aussi et des concerts !

Marion : Je nous ai inscrits dans des tremplins. Il y a le Sorbonne Live Festival, c’est un concours. Pour y participer, il faut être un ancien étudiant de la Sorbonne. On a postulé aussi pour un festival du côté de Cergy, dans la campagne. Si on gagne, ça nous permet de jouer dans une salle qui est à côté de Cergy et c’est une bonne salle. On serait la première partie d’un groupe plus connu. Pour les concerts, on continue à chercher des salles pour jouer.

Simon : L’objectif c’est de passer des bars à des salles.

Théophile : On y est presque !

Marion : On aimerait jouer dans une vraie salle de concert, parce que tous les soirs il y a des concerts et un public différent. C’est une étape au-dessus, avoir d’autres gens et un regard extérieur sur ce qu’on fait.

Merci à Snuw d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. On attend la suite avec impatience !  

Marion Monin-Iacono

Actuellement en études d'histoire de l'art, je suis encore indécise quant à mon choix d'avenir. Mon physique est plutôt avantageux puisque la nature m'a fait grâce des pouces de Megan Fox (jaloux s'abstenir). En revanche, elle m'a également fait don d'un bon accent lorrain (ou beauf, à ta guise). Je suis passionnée par le 7ème art et surtout par l'œuvre monumentale que représente Dikkenek. Ma plus grande déception restera le départ de Diam's du monde de la musique...

1 commentaire

  1. I first met Marion when she was visiting her aunt and namesake, Marion (Griffin) Harrington. Marion Harrington was my grandmother. The two Marions were laughing and telling stories and were obviously very fond of each other. Twenty years later, I began working on our family”s genealogy and Marion insisted I visit and look at her photo albums. She was so friendly and helpful to me, a stranger, and I will always remember her kindness and that gorgeous smile that made her face light up. My condolences to Marion”s family. order a custom essay

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