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JO d’hiver : les Français à l’attaque

Le coup d’envoi des Jeux olympiques d’hiver a été donné ce vendredi 9 février. Après la cérémonie d’ouverture, place à la compétition. Et la délégation bleue souhaite animer la quinzaine. Divague fait le tour des grandes chances de médailles tricolores.

 

Martin Fourcade (Biathlon) : le porte-drapeau tricolore est probablement la plus grosse chance de médaille côté français. Car en plus d’être la star de sa discipline, Martin Fourcade ne jouera pas ses Jeux sur une épreuve, mais six. Autant d’occasions pour le biathlète d’ajouter une nouvelle médaille olympique à son palmarès, qui en recense déjà quatre (deux en or, deux en argent). Mais depuis le début de saison sa suprématie est mise à mal par Johannes Boe. Le Norvégien sera la menace principale pour le Catalan, qui en cas de Jeux réussis, pourrait devenir l’athlète français le plus titré de l’histoire. Simon Desthieux, Quentin Fillon-Maillet et Antonin Guigonnat seront également à suivre côté bleu. Tout comme le relais masculin. 

L’équipe de France féminine de biathlon : le contingent tricolore tentera de jouer les premiers rôles sur les pistes de biathlon. Justine Braisaz sera le fer de lance de la délégation féminine. Leader de la Coupe du monde en début de saison, elle pointe au 8ème rang de celle-ci. La fougue de la jeunesse de Braisaz sera à contraster avec l’expérience de Marie Dorin-Habert. En difficulté sur le début d’année, la Française de 31 ans tentera de ramener une breloque de ses derniers Jeux. Anaïs Bescond et Anaïs Chevalier seront aussi à suivre. Le relais français pourrait ainsi monter sur la boite.

NDLR : le sprint femmes a eu lieu ce samedi midi. Marie Dorin a fini à la quatrième place. Laura Dahlmeier (ALL) s’est imposée.

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron (Danse sur glace) : le couple français part favori de l’épreuve de danse sur glace. Les deux virtuoses ont glané un quatrième titre européen consécutif sur la discipline. Avec en prime un nouveau record du monde en passant une nouvelle fois la mythique barre des 200 points (ils possédaient déjà le précédent record). Les deux Français ne seront présents que sur cette épreuve, après avoir fait l’impasse sur la compétition par équipe. Le couple canadien, composé de Tessa Virtue et Scott Moir, sera leur principal adversaire. Ils sont les derniers à les avoir battus lors des Championnats du monde 2017.

Retrouvez leur prestation lors de leur titre européen de 2018 :

Alexis Pinturault (Ski alpin) : le combiné sera la priorité du Français. Le skieur de Courchevel a remporté les deux derniers globes de la discipline. Mais Pinturault aura aussi le géant et le slalom dans un coin de la tête. Celui qui a dépassé Jean-Claude Killy au nombre de victoires en Coupe du monde (21 victoires à son actif), veut désormais l’imiter aux JO. Le héros français des Jeux de 68 avait glané 3 médailles d’or. Il reste l’unique Français à avoir réalisé cette performance. 

Tessa Worley (Ski alpin) : en slalom géant, la « Puce » a presque tout gagné. Ne lui manque qu’une breloque olympique. 16ème à Vancouver, absente à Sotchi quatre ans plus tard pour soigner un genou opéré, la skieuse arrive en Corée du Sud avec le plein de confiance. Vainqueure du classement du géant en 2017, la skieuse du Grand-Bornand s’est offert le dernier géant avant les Jeux, à Lenzerheide. Un succès bénéfique et bon pour le moral. Ses principales rivales seront l’Américaine Mikaela Shiffrin et l’Allemande Viktoria Rebensburg. 

Tessa Worley lors du géant de Garmisch-Partenkirchen en 2017.

Perrine Laffont (Ski bosses) : il y a quatre ans à Sotchi, Perrine Laffont n’avait que quinze ans. Elle était pourtant déjà sur la piste olympique russe. Quatorzième de la finale, l’adolescente était terriblement déçue de ne pas accrocher un podium. Quatre ans plus tard la jeune athlète a bien grandi. Championne du monde l’année dernière en bosses parallèles, elle débarque en Corée du Sud parmi les favorites. Vendredi soir, elle a terminé à la première place des qualifications de l’épreuve individuelle. Signe de la bonne forme de la jeune Française.

Marie Martinod (Ski acrobatique – Half-pipe) : les Jeux ont changé sa vie. Talent précoce du half-pipe français, Marie Martinod arrête sa carrière à 22 ans, après être devenue mère. L’intégration de sa discipline aux JO de Sotchi lui fait rechausser les skis. Elle devient vice-championne olympique en 2014. En hommage à Sarah Burke, pionnière du half-pipe féminin décédée en 2012, elle continue et sera à PyeongChang une des favorites de la compétition. En 2017, elle a notamment remporté les X-Games d’Aspen, ainsi que la Coupe du monde de la spécialité.

Kevin Rolland (Ski acrobatique – Half-pipe) : le 6 février, le Français s’est fait une énorme frayeur en chutant lourdement à l’entraînement. Blessé à l’épaule, il s’en sort sans fracture. Plus de peur que de mal donc pour celui qui vise l’or cette année. Après une médaille de bronze en 2014, le skieur français veut améliorer la marque avec ces Jeux. Irrégulier auparavant, Kévin Rolland enchaine désormais les performances de haut-vol.

Après sa médaille de bronze à Sotchi, Kevin Rolland veut inscrire son nom en haut de l’Olympe.

Pierre Vaultier (Snowboardcross) : son sacre olympique en 2014 relève quelque peu du miracle. Trois mois auparavant, Pierre Vaultier se déchire le ligament croisé antérieur du genou droit. Sa participation est remise en cause. Mais le Français ne veut pas abandonner. Il choisit de zapper la case opération et se présente en Russie avec une attelle, faisant office de ligament artificiel. Le risque encouru est payant. Il repart avec l’or autour du cou. Cette année, il débarque sans blessure, avec le statut de champion en titre. Mais aussi celui de champion du monde acquis en 2017.

Jean-Frédéric Chapuis (Ski cross) : En 2014, le Français avait participé à une course historique lors de la finale des JO de Sotchi. Vainqueur de celle-ci, il était monté sur le podium avec deux compatriotes : Arnaud Bovolenta et Jonathan Midol. Cette année Jean-Frédéric Chapuis vise le doublé en Corée du Sud. Leader incontesté de sa discipline, triple vainqueur de la coupe du monde de skicross depuis son titre en 2014, le skieur arrive sûr de sa force.

Tess Ledeux (Ski acrobatique – Slopestyle) : c’est la benjamine du groupe France. 16 ans et un talent énorme. La skieuse de La Plagne débarque en Corée du Sud avec le statut de grande favorite pour le slopestyle féminin. Son sacre aux Championnats du monde 2017 atteste son don pour le ski acrobatique. Plus facile aussi quand on est la cousine de Kevin Rolland…

Maurice Magnificat (Ski de fond) :  à 31 ans, Maurice Magnificat vit sa troisième campagne olympique. Après le bronze obtenu en relais en Russie il y a quatre ans, le fondeur vise en Corée du Sud la breloque en individuel. Cette saison, Maurice Magnificat est en grande forme et s’est déjà imposé. C’était à Davos sur un 15 km libre.

NDLR : Maurice Magnificat a terminé à la cinquième place du skiathlon ce dimanche matin. Il a déclaré avoir pris de la confiance en vue de son objectif principal, le 15km.

Théo Dorangeon et Laurent Yus

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