Portraits

Lydia Ko : championne du swing depuis le berceau

La championne féminine de golf Lydia Ko a signé en mars 2016 le premier partenariat de haut-vol de sa carrière de golfeuse : une série de montres de luxe avec Rolex. Divage revient sur le parcours extraordinaire de cette grande sportive, élevée à grands coups de green et de drive.

« Les gens autour de moi disaient que j’étais douée »

 

Lydia Ko est née en Nouvelle-Zélande et est d’origine coréenne. A seulement vingt ans, elle a atteint des sommets dans sa discipline, le golf, en gagnant plusieurs prix très prestigieux que même des joueurs expérimentés n’arrivent jamais à effleurer du doigt de toute leur carrière. Elle le dit très souvent en interview : quand elle a commencé le golf à cinq ans, les gens disaient qu’elle était douée, mais elle ne savait pas ce que ça voulait dire. Mais voir toute cette effervescence autour d’elle l’a motivée : elle persévère dans ce sport qu’elle adore et devient excellente.

Elle progresse très rapidement et se fait repérer par les meilleurs : David Leadbetter et Sean Hogan ont été ses instructeurs jusqu’à ce qu’elle décide de se séparer d’eux, en janvier 2017. Sa côte de popularité est montée en flèche, le magazine Time lui accordant même une place dans le classement des cent personnalités les plus influentes du monde en 2014. Le moins que l’on puisse dire, c’est que son implication fait de Lydia Ko une véritable référence dans le monde du golf et de manière générale dans le milieu sportif.

La jeune joueuse en compagnie d’un de ses anciens entraîneurs, David Leadbetter

Mais il ne faut pas oublier un point crucial : Lydia Ko est jeune, très jeune. A vingt ans, la jeune athlète de haut-niveau est encore une jeune femme, voire pour certains une adolescente. De très nombreuses fois, à son grand dam, elle n’a pas été prise au sérieux dans les grandes compétitions. Jusqu’à ce qu’elle s’affirme réellement comme une joueuse plus que sérieuse en remportant The Evian Championship en 2015, son premier majeur, la plupart des médias et des personnalités du milieu du golf la prenaient pour « une enfant super-star ». Lydia Ko a su renverser la vapeur par deux moyens : premièrement en brillant dans les compétitions et deuxièmement en prenant une série de mesures radicales, comme se séparer de Jason Hamilton.

La coupe de l’Evian Championship en main, Lydia Ko s’affirme comme une adversaire sérieuse

Du hobby amateur à la carrière professionnelle

 

Lydia Ko est amatrice et passionnée de golf depuis sa plus tendre enfance. Mais les choses prennent une tournure plus importante et intéressante lorsqu’en 2012, à l’âge de quatorze ans, elle remporte le Bing Lee Samsung Women’s NSW Open. Elle devient alors la plus jeune joueuse de golf à remporter un tournoi professionnel. La même année, elle devient la plus jeune golfeuse à remporter le tournoi du LPGA Tour, le plus important circuit de golf féminin. Ainsi, elle remporte l’Open de Canada et entre dans la légende du golf. Deux années de suite, elle est sacrée championne de l’Open Canada. En 2013, elle remporte aussi haut la main le circuit européen, l’ISPS Handa New Zealand Women’s Open.

Cependant, même si elle se voit couverte de lauriers, Lydia Ko doit faire face à une barrière de taille : elle ne peut pas faire du golf son métier, car elle n’est pas payée, n’ayant pas l’âge légal requis. Elle décide donc de laisser le golf quelques temps de côté afin de se consacrer à ses études. Finalement, la LPGA lui accorde une dérogation jusqu’à ses dix-huit ans pour participer aux compétitions professionnelles. C’est ainsi qu’en février 2015, elle devient numéro une mondiale au Women’s World Golf Rankings. A ce jour, elle a remporté trois titres majeurs et pas des moindres : The Evian Championship en 2015, puis la ANA Inspiration et une médaille d’argent aux J.O d’été 2016.

Lydia Ko a en effet provoqué malgré elle un tsunami d’effervescence féminine, les plus grandes féministes voyant en elle un symbole de la lutte d’une femme ambitieuse et très douée dans un monde d’hommes réputé machiste. Cependant, dans les interviews que la jeune athlète a données à propos de cet engouement, elle a assuré n’être « qu’une fille ordinaire qui aime le sport et qui s’entraîne dur tous les jours pour arriver à ses fins ». Sa détermination semble pourtant s’être muée en une source d’inspiration pour les jeunes femmes ambitieuses et investies du monde entier. Cette perception de sa propre vie a bouleversé la manière de jouer de Lydia Ko, qui se dit à présent « prête à réunir deux mondes » : les femmes et le sport.

Lydia Ko s’affirme à présent en tant que sportive féminine avec Rolex

Manon Capelle

Véritable cœur d'artichaut qu'un caillou qui a l'air triste ferait pleurer, je suis aussi le genre de fille qui aime rêvasser la tête à l'envers sur le canapé et acheter des tasses à thé de toutes les couleurs parce que c'est joli. Je suis passionnée par l'histoire sous toutes ses formes, par les saveurs du thé, j'aime les anecdotes rigolotes qui ne servent à rien, les voyages où l'on ne fait que contempler ce qui nous passe sous le nez, et les boucles d'oreilles (ma petite addiction personnelle). Plus sérieusement, je suis étudiante en lettres modernes et en journalisme à l'Académie de l'ESJ, et je suis bien déterminée à prouver à la face du monde que l'info, c'est aussi de la légèreté.

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