Arts Musique

Max Jury : petit prodige de la mélancolie

Tu ne le connais peut-être pas, pourtant, à seulement 23 ans, il a déjà fait les premières parties de Lana Del Rey et Rufus Wainwright. Max Jury nous vient tout droit de l’Iowa, petit Etat américain entre le Minnesota et le Missouri. Il saura t’envoûter avec son style très rétro, son visage creusé à la Mick Jagger et surtout sa voix suave, presque androgyne. Le style musical du jeune homme est à la croisée de la country de Gram Parsons, la folk de Neil Young et un peu du Rock N’ Roll des Beatles. Bref, c’est un joyeux mélange que Divague te propose de découvrir!

Enfance et influences

Max Jury a grandit à Des Moines au rythme des Beatles, d’Elvis Costello, de B. B. King, ou encore de Prince. Autant d’influences qui vont l’aider à se forger une identité musicale. Il compose ses premiers textes à quatorze ans, à la suite d’une rupture (si jeune et déjà tombeur). Il intègre ensuite le très réputé Berklee College of Music de Boston, qu’il quitte finalement à dix-huit ans pour Londres. C’est dans la capitale british que Max Jury peaufine l’écriture de son premier EP, Something in the Air, qui sortira en 2014. On y trouve entre autres le titre « Christian Eyes » qui rappelle la country de Gram Parsons. La même année, le chanteur sort un autre EP, intitulé All I Want: The Sonic Factory Sessions, dans lequel on peut écouter notamment « Black Metal », qui retrace un amour interdit un peu particulier.

Balade dans le passé

La pudeur de Max Jury crée une musique intimiste, une sorte de soul rétro qui nous transporte dans l’Amérique profonde. L’auteur-compositeur-interprète reprend les codes de la folk propres à son petit Etat de l’Iowa et les retravaille. Dans son titre « Love That Grows Old », le piano et les violons accompagnent sa voix et forment une balade mélancolique et poétique sur les traces de la musique américaine. Max Jury invoque aussi l’univers de la Neo Soul avec « Little Jean Jacket », une complainte qui nous donne presque envie de boire un whisky au coin du feu. Il y a également des touches plus pop-rock, dans « Beg And Crowl », qui apportent le punch nécessaire à l’album. Enfin, un peu de Rock N’ Roll dans tout cela, avec « Ella’s Moonshine ». On obtient donc un savant mélange des genres. Il est difficile de classer Max Jury dans une catégorie musicale précise. Son album est une évasion également guidée par les riffs délicats de guitare électrique comme dans  « Dreams » et les chants gospels comme dans « Numb ».

Album et actu

Son album, intitulé sobrement Max Jury, est sorti de 3 juin dernier. On y découvre onze titres, enregistrés dans le prestigieux studio new-yorkais Electric Lady, celui-là même qui a vu passer les plus grands, tels que Lennon, Bowie, Stevie Wonder ou encore Led Zeppelin. Rien que ça ! L’album de Max Jury est un spleen chanté, qui bâtit des ponts entre les genres musicaux. L’artiste nous transmet ses émotions à travers son piano, sa voix singulière et ses chansons autobiographiques. Nous, on le suit avec amour… jusqu’à l’Aéronef à Lille, où il sera en concert le 30 mars 2017 à 20h. Alors save the date !

Pochette de l’album Max Jury, sorti le 3 juin 2016.

Anna Kurth

About

Etudiante en photographie, j’aime faire des photos floues et sans intérêt. Sinon j’ai toujours ce petit fil rouge dans ma tête : devenir un jour journaliste. Joueuse de piano depuis belle lurette, danseuse sans style précis pendant quatorze ans. J’ai développé un amour pour les expressions et dictons. Et sinon j’aime l’allemand, je mesure 1m54 et ne sors jamais sans rouge à lèvres. Voilà, vous savez (presque) tout.

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