Musique Portraits

Mets le cap sur Southcoaster : interview du VSO x Maxenss

Il y a deux semaines, Divague embarquait à bord du VSO ! A l’occasion de la sortie de l’album Southcoaster, Maxenss et le VSO ont fait chavirer le Batofar. Et nous aussi ! 

VSO désigne une typologie linguistique, c’est-à-dire une langue dont les phrases suivent la forme Verbe + Sujet + Objet. Alors, qui est le verbe ? Le sujet ? L’objet ?

Maxenss : « Moi, j’ai une petite idée…

Vinsi :  Le Verbe comme Vinsi !

Alien  : Pex c’est un objet.

M : Un objet sexuel…

A : …ou d’art ! Et donc moi, je suis le Sujet.

M : Un Sujet à des troubles mentaux !

A : Un Sujet à des troubles mentaux ou psychiatriques ! » (rires)

Quelle est la réelle signification du nom ?

A : « C’est l’acronyme de «vaisseau spatial». Sinon, les mauvaises langues disent Vaginal Sodomie Orale, mais ça n’a jamais été prouvé (rires). »

L’album Southcoaster est sorti fin octobre. Comment l’idée d’allier le VSO à Maxenss vous est-elle venue ?

M : « En fait, on faisait chacun notre musique dans notre coin à Nîmes et on se connaissait. Moi, je kiffais ce qu’ils faisaient et eux aimaient bien aussi ce que je faisais. Du coup on s’est dit qu’on allait faire un morceau ensemble, ce qui a donné Hello Haters. Et finalement, passé Hello Haters et grâce à l’aide de Polydor, on s’est dit  : «Eh bien pourquoi pas faire tout un EP, c’est-à-dire plein de chansons ensemble?». Et ça s’est fait naturellement. On a mêlé nos deux univers ! »

Auriez-vous une petite anecdote à nous raconter sur les coulisses de cette collaboration ?

A : « Oui ! Après avoir fait Hello Haters, on est parti pendant une semaine en Lozère, dans l’idée de créer des titres. Sauf que c’était tellement paumé, qu’on avait fait des courses avant de partir. Mais on les a mal faites, et comme c’était à deux heures de route à peu près de la civilisation, on s’est retrouvé là-bas à bouffer des pâtes au beurre pendant 5 jours. Rien autour ne vendait ne serait-ce que du pain. On n’avait que des pâtes…

Pex et Vinsi :  …et du vin rouge !

M : Moi je ne bois pas….

A : On a mangé comme de la grosse merde et du coup, ça a donné des titres comme Mâles Fêtards parce qu’on n’avait pas à manger mais à boire.

P : Et Sucre !

A : Ah oui, et Sucre ! Parce qu’on avait envie de sucre (rires).

M : Elle est bien racontée cette anecdote… Bravo ! »

Si vous deviez définir votre son en quelques mots, lesquels choisiriez-vous ?

A : « Rock’n’roll.

P : Ensoleillé,  «avé les collègues».

V : Tranquille.

M : Planant ou pépouze (j’aime beaucoup ce terme «pépouze»). »

Si vous aviez chacun une référence musicale à donner, laquelle serait-elle ?

P : « Saïan Supa Crew.

M : Deftones.

V : Daft Punk.

A : Dany Dan

M : Dalida ? »

Vous faites un rap lyric, est-ce important pour vous que le chant et le parlé soient poreux ?

A : « Oui, on a essayé sur ce projet de ne pas se mettre de barrières. Si on voulait chanter, on chantait. Si on voulait rapper, on rappait. Et en fait, on n’est pas du tout dans une logique de recherche d’une «crédibilité rap». On a juste envie de faire ce qu’on aime. Et même si parfois ça sonne pop, pour nous c’est pas un gros mot. »

Dans ce cas, qu’est-ce qui définit le rap aujourd’hui selon vous ? Quel sens lui donnez-vous ?

Tous : « Diversité !

M : C’est la nouvelle variété. C’est vrai, quand tu te rends compte que tout ce que les gens écoutent aujourd’hui, c’est le rap. C’est vraiment devenu la variété. Le rap change et c’est plus du tout la même image qu’avant.

A : Il y a tout un tas de raps. Nous on fait quelque chose qui s’apparente à du rap mais il y a d’autres personnes comme Kaaris qui font tout à fait autre chose, il y a encore d’autres courants. »

Après avoir écouté Hello Haters, on s’est demandé si on avait déjà été haters. Et vous, avez-vous déjà mis « j’aime pas » sous un contenu ?

M : « Plein de fois !

A : Tu veux savoir un secret ? Des fois, entre nous, on forme la “brigade de la hate”, on se ballade sur le net et on hate. Mais en fait, le truc c’est qu’on ne prend pas la peine d’écrire un commentaire. Tu vois, juste on regarde des trucs et on se dit « aaaah putain, c’est nuuuul ».

M : Moi, c’est juste quand il y a un truc sur YouTube que je ne tolère vraiment pas.  Je me dis que je n’accepte pas que le mec fasse ce truc et que ça marche, je mets mon « j’aime pas ».

A : J’ai déjà vu une vidéo sur le portable de Max où il avait mis un « j’aime pas ».

M : Ouais mais c’est ultra rare. Faut vraiment que le truc me sidère, que je me dise «putaaaaaaaain, j’accepte pas, j’aime pas». C’est pas que c’est nul, c’est juste que j’aime pas. Et je suis vraiment dans la tolérance. Juste j’aime pas, STOP. »

Et aussi, est-ce qu’on a le droit d’aimer One Direction et VSO ?

M : « Mais bieeen suuur ! On est très tolérant et on prône ça. Hello Haters, c’est de la blague, c’est gentillet, c’est pour critiquer ceux qui critiquent. Mais c’est paradoxal, parce que nous-mêmes on critique.

A : Cette phrase (“Tu parles de rap mais t’es fan de One Direction “), elle est destinée aux pseudo-puristes qui pensent connaître le truc et qui ne connaissent pas en fait.

P : C’est des raccourcis de ouf, c’est ultra direct et c’est fait exprès.

M : C’est de la blagoune ! »

Dans votre interview pour Da Vibe, vous parliez d’un projet en cours. Pourriez-vous nous en dire un peu plus au sujet de ce projet ?

P : « C’est un projet sur lequel on est déja en train de travailler, autant avec des beatmakers qui s’appellent OGee ou Saydiq. On a déjà plein de sons…

V : …et on ne sait pas ce qu’on va en faire encore.

P : On a un projet qui ne sortira pas tout de suite. Il faut qu’on trouve un corpus pour qu’on puisse encore plus expérimenter les choses.

A : Pour la faire simple, si jamais le bateau venait à couler ce soir, on pourrait sortir deux albums post-mortem.

M : Eh c’est bien dit ! Il trouve des bons trucs ce soir !

A : Je suis dans la punchlines moi tu sais, je suis un peu dans le rap haaan. (rires)

M : Jean-Luc la phrase, Jean-Luc punchlines. »

Vote : Maxenss cheveux longs/cheveux courts ?

Tous : « Cheveux longs !

P : Longs sur les côtés, courts dessus.

M : Le problème c’est que…..je les fais pousser.

A : Mais qu’ils ne poussent pas !

M : Je suis en train de les perdre… C’est un peu paradoxal donc je pense que les implants vont venir. En vrai, je suis en train de les laisser pousser. J’en parle dans la chanson Cheveux, je dis que je sais tellement pas, que j’alterne cheveux longs, cheveux courts. »

Merci aux membres du VSO et à Maxenss d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !

Propos recueillis par Taslima Gaillardon et Marion Monin-Iacono

Marion Monin-Iacono

Actuellement en études d'histoire de l'art, je suis encore indécise quant à mon choix d'avenir. Mon physique est plutôt avantageux puisque la nature m'a fait grâce des pouces de Megan Fox (jaloux s'abstenir). En revanche, elle m'a également fait don d'un bon accent lorrain (ou beauf, à ta guise). Je suis passionnée par le 7ème art et surtout par l'œuvre monumentale que représente Dikkenek. Ma plus grande déception restera le départ de Diam's du monde de la musique...

1 Comment

  1. IACONO MARIE

    Merci à ma fille Marion de m’avoir fait découvrir ce groupe! Excellente interview! 😉

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