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Noël J-3 : les albums rock de 2016

2016 … Entre l’absurde et l’hécatombe, cette année un peu étrange aura quand même eu le mérite de nous offrir de très bons albums rock. Il fallait au moins ça pour nous permettre de surmonter la mort de Bowie. Retour sur les meilleures sorties rock de l’année 2016.

Everything You’ve Come To Expect – The Last Shadow Puppets

Si vous avez manqué cette sortie, il est grand temps de vous rattraper ! Le deuxième album des Last Shadow Puppets (le supergroupe de Miles Kane et Alex Turner, avec aussi Zach Dawes des QOTSA), est une pépite. Longuement attendu par les fans (8 ans tout de même, depuis The Age of the Understatement), il est sorti en avril 2016 et c’est un petit bijou d’excentricité, de cordes envoûtantes et de paroles superbes.

Du très bon boulot. – Alicia Mihami

Take Control – Slaves

Take Control est le deuxième album de Slaves, groupe de punk britannique formé en 2013 par Laurie Vincent et Isaac Holman. En 2015, ils signaient déjà l’excellent Are You Satisfied, un diamant brut de riff puissants et d’énergie brute : ça arrache les oreilles juste comme on aime. Avec Take Control, les deux British élargissent leurs horizons, en invitant notamment l’Américain Mike D, membre fondateur des Beastie Boys, rien que ça.

Conclusion ? Slaves démontrent qu’en 2016, punk is not dead. – Alicia Mihami

Chapter and Verse – Bruce Springsteen

L’année 2016 aura été l’occasion pour Bruce Springtseen de nous faire une belle illustration de l’adage “Oldies but Goldies“. On est même tenté de dire d’ailleurs que c’est dans cet album de reprise (mais pas que) que les titres que chante Springsteen sur Chapter and Verse passe d’Oldies affirmées au statut de Goldies confirmées. Est-il besoin de nommer The River ? Born in the USA, à la limite pour ceux qui s’arrêtent là ? Chapter and Verse est un best-of qui a l’élégance de ne pas porter ce nom, un album qui montre la synthèse de ce que Springsteen a été dans l’histoire du rock. Pour revenir un peu sur Baby I, titre inédit, on voit là Springsteen dans toutes les influences qu’il a subi. Ça nous rappelle clairement les Beatles en leur temps. C’est à ce titre-là que Springsteen offre à l’oreille une synthèse de l’histoire du rock à travers sa petite biographie bien particulière. – Guillaume Vernier

Atomic – Mogwai

Retour en avril de cette année. Un documentaire discret sortait, et Atomic, l’album du même nom de Mogwai, le suivait de près. La succession de l’un à l’autre ne s’arrête pas là, car Mogwai signe la bande son en intégralité de ce documentaire. Ça parle de la vie et de la mort mais dans une perspective purement propre à l’ère atomique. Le morceau édifiant qu’est Bitterness Centrifuge par exemple, parle de lui-même, et évoque la marche irrémédiable que semble faire le progrès vers la mort.  A côté de cela, pour ne citer que cette piste-là, beaucoup moins funeste, on a Are you a Dancer ?, beaucoup plus calme est beaucoup plus posé. On vous conseille cet album purement instrumental, parce qu’en 2016, l’alternatif possède sa place et n’est, comme le montre Mogwai, pas en reste en ce qui est du pouvoir artistique. – Guillaume Vernier

Blue & Lonesome – The Rolling Stones

Les Stones nous avaient habitués ces dernières décennies à des albums oubliables, prétextes à faire état de l’éblouissante forme physique de Mick Jagger une fois sur scène. Pour Blue & Lonesome, cependant, le groupe mythique retourne aux sources, ce bon vieux blues qui apparaît dans les meilleurs moments de sa discographie et qui a inspiré jusqu’à son nom. Sur cet album de reprises, l’expérience des Stones est un atout, et l’on se rappelle comment et pourquoi ils sont devenus les pierres angulaires de la musique rock, avec en bonus Eric Clapton qui s’invite sur deux morceaux de l’opus.

En bref : on ne crache jamais sur du bon blues, par de bons musiciens. – Claudia Merlo

Light Upon The Lake – Whitney

On en avait déjà parlé dans ces pages, mais difficile de lister les meilleurs albums rock de 2016 sans mentionner Light Upon The Lake. Le premier album du groupe américain nous emporte avec ses nuances de folk et de rock alternatif dans un week-end en forêt, où l’on joue de la guitare entre potes sous le porche de sa cabane en bois. Solaire et mélancolique, il a résisté à l’épreuve de l’écoute intensive et se montre tel qu’il est : un très bon album, sans rien à ajouter ou à retirer. – Claudia Merlo

Blackstar – David Bowie

« L’album testament ». C’est ainsi que Blackstar a été accueilli, lorsque David Bowie s’est éteint, deux jours après la sortie de cet album, le 10 janvier 2016. En collaboration étroite avec des jazzmen (et notamment avec le très présent saxophoniste Donny McCaslin), les sept longues chansons de l’album résonnent, mélancoliques et frénétiques. Entre rock et jazz, entre ombre et lumière, on pourrait décrire cet album en un mot : mystique. La pochette de l’album l’est tout autant d’ailleurs et elle surprend ses détenteurs : elle devient galaxie au soleil et brille sous la lumière noire… Il y aurait même d’autres surprises à découvrir d’après son concepteur, Jonathan Barnbrook. Pour l’instant, on se creuse la tête, en pleurant la mort de Ziggy Stardust. – Léa Fournier

Iggy Pop – Post Pop Depression

69 ans et toujours en forme. Dans le désert californien, l’Iguane a composé et enregistré Post Pop Depression, en secret, avec Josh Homme (Queens of The Stone Age). Avec eux, Matt Helders (Arctic Monkeys) à la batterie et Dean Fertita (Queens of The Stone Age et The Dead Weather) à la guitare et aux claviers. Du beau monde donc, pour un album nostalgique mais néanmoins énergique. Le meilleur du rock en 2016 pour moi, constitué d’une énergie punk teintée de blues qu’on ne trouve que trop peu ailleurs. – Léa Fournier

 

 

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