Musique

Playlist : ça balance du côté de l’electro swing

Divague présente aujourd’hui sa playlist electro swing. Mais qu’est-ce que l’electro swing ? Roulement de tambours, suspense insoutenable : electro swing = electro + swing ! Ou plutôt swing + electro. Venez, on va tout vous expliquer.


Le swing naît au début du XXème siècle et se développe dans les années 1920 pour connaître de glorieuses années jusque dans les années 1950. Plus qu’un style à part entière, le swing est une manière de jouer le jazz, celle qui fait balancer, bouger et danser les corps. Cinquante ans et des tablettes pleines de boutons plus tard, la musique électronique a redécouvert le swing et lui a redonné sa vitalité première. Créé pour danser, le swing, désormais marié à l’electro, voit sa puissance décuplée et son énergie enivrer le public. L’electro swing est le genre de la gaieté, de la chaleur, de la fougue, comme vous allez le constater avec les morceaux sélectionnés.

Happy New Year, Deluxe, 2017

On démarre avec le groupe Deluxe, connu aussi bien pour sa musique colorée et radieuse que pour ses moustaches affriolantes et sa bonne humeur contagieuse. Pour bien commencer l’année, Deluxe a composé un morceau de bonne année sobrement intitulé Happy New Year 2017, accompagné d’un clip des moins sobres, à grands coups de confettis, de perruques et sans oublier, de saxo. Toujours. Divague vous souhaite également une heureuse et bonne année 2017, et commence donc cette playlist avec ce titre. Enjoy.

 

Tequila, Tape Five, 2010

Refroidis par les températures négatives qui se sont abattues sur la France ces derniers jours ? Don’t worry my friends, Tape Five est là et vous a concocté une bonne tequila. A défaut d’avoir le sable, la mer et les orteils en éventail, buvez-la au coin d’un bon feu de cheminée. C’est dans la tête comme dirait l’autre.

 

Mambo Fever, Lazy Flow, 2011

Un morceau au mariage douteux : une voix de soprano sur des sons électroniques. Surprenant, pas vrai ? Pourtant je vous assure que le ménage se porte bien, écoutez, vous verrez. En supplément, petit tuto charleston, pour pouvoir assurer en soirée – on ne sait jamais, que quelqu’un ait la bonne idée de mettre de l’electro swing… Ne nous remerciez pas, c’est cadeau.

 

Troublesome Trumpet, Bart & Baker, 2012

Vous l’avez sans doute remarqué, le saxophone est un instrument majeur du swing, et donc de l’electro swing. Avec Troublesome Trumpet du duo français Bart & Baker, la trompette est mise à l’honneur avec un rythme cadencé et festif à souhait.

 

Venus in Hollywood, Sweet Tooth, 2014

Continuons en douceur avec Venus in Hollywood, titre interprété par la chanteuse Fleurtini, à la voix aguichante et un brin provocatrice. Le décalage créé entre l’electro de 6u5 et la voix de Fleurtini accompagnée de choeur, donne naissance à un morceau chaleureux et guilleret.

 

Djangos Revenge, Parov Stelar, 2015

Un incontournable de l’electro swing, assurément. Le DJ autrichien se produit sur les grandes scènes européennes accompagné de quatre musiciens qui mettent littéralement le feu. Avec Djangos Revenge, issu de son dernier album The Demon Diaries, vous avez chers lecteurs un très bon aperçu de ce qu’est capable de composer Parov Stelar ; je vous invite à écouter l’album dans son intégralité et pourquoi pas toute la discographie de cet artiste à la collection de pépites musicales impressionnante.

 

Wonderland, Caravan Palace, 2015

Le groupe français est revenu en pleine forme en 2015 avec son album <|°_°|> après trois ans d’absence. Une promenade des plus agréables, dansante et pimpante nous est proposée par le groupe avec Wonderland qui entretient un genre d’electro swing bien particulier, où les jeux de voix se mêlent aux rythmes endiablés des percussions et des sons électroniques.

 

She wants me dead, Cazzette, 2016

Cazzette fait surtout de la musique électronique, mais avec She wants me dead, le duo suédois s’est octroyé un petit écart de parcours en allant se balader du côté de l’electro swing. Avec l’aide de l’artiste et footballeur AronChupa, un saxophone et un beat bien dosé, le swing est retrouvé et, avouez-le, vous fait danser.

 

Pour conclure, laissons la parole à Duke Ellington, un des papas du jazz et du swing américain : « Vous ne pouvez pas écrire du swing parce que le swing, c’est ce qui émeut l’auditeur et il n’y a pas de swing tant que la note n’a pas retenti. Le swing est un fluide… »

0 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll Up