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Des substances potentiellement cancérogènes découvertes dans les baumes à lèvres

Certains baumes à lèvres contiennent des « huiles minérales » qui pourraient être cancérogènes, révèle une étude publiée ce mardi par l’UFC Que Choisir.

On trouverait des « huiles minérales et des hydrocarbures de synthèse » potentiellement dangereux, voire cancérogènes, dans certains de nos baumes à lèvres. C’est ce que nous apprend une étude réalisée par l’association de défense des consommateurs UFC Que Choisir. Gaëlle Landry, coauteur de l’étude, en explique les enjeux sur RTL ce mercredi matin.

Les huiles minérales sont « des mélanges complexes issus du pétrole brut, constitués d’hydrocarbures saturés d’huile minérale (MOSH) et d’hydrocarbures aromatiques d’huile minérale (MOAH) », d’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). On les trouve par exemple dans les encres ou les adhésifs de nos emballages alimentaires. Ingérées, les huiles minérales peuvent créer une réaction inflammatoire, en s’accumulant notamment dans certains ganglions et dans le foie.

Pour l’Anses, l’exposition aux MOSH est « préoccupante ». L’exposition aux MOAH, soupçonnées d’être cancérogènes, est « particulièrement préoccupante ». Ces dernières sont interdites en alimentaire. L’Anses avait même appelé, plus tôt en 2017, à la limitation de la présence des huiles minérales dans les emballages alimentaires. Pourtant, elles sont autorisées dans les produits cosmétiques. L’UFC Que Choisir déconseille formellement tous les produits qui contiennent ces huiles minérales.

Les fabricants de cosmétique eux-mêmes admettent que la concentration de ces substances ne devrait pas dépasser 5 à 10% dans les baumes. L’UFC a pourtant trouvé jusqu’à 41% d’huiles minérales dans certains. Ces substances sont « au cœur de la formule » d’après Gaëlle Landry. Elles permettent de « former un stick qui tient, dur et pas trop cassant ».

« Le prix ne rime pas avec la qualité »

L’UFC a choisi d’analyser 21 baumes différents, en excluant d’emblée ceux, déjà « blacklistés » par l’association, connus pour contenir des perturbateurs endocriniens dangereux.

Sur les 21 baumes analysés, dix contiennent des substances dangereuses. Parmi ces baumes, beaucoup sont des produits de marque avec une image « santé » bien ancrée : Avène, La Roche Posay, Boiron. Épinglés également par l’étude, on trouve Le Petit Marseillais, Yves Rocher, Carmex ou encore Labello.

En tête du classement, c’est le moins cher des 21 baumes qui est finalement le moins toxique, un baume Lidl. « Le prix ne rime pas avec la qualité », conclut Gaëlle Landry.

Je suis une pile électrique et éclectique communiquant par les mots et la photographie. Etudiante en journalisme (CFJ 72), je suis une amoureuse du cinéma, de la musique et de la littérature.

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