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The War On Drugs : la magie opère toujours

À la fin de ce mois d’août est sorti le quatrième EP de The War On Drugs. Emmené par Adam Granduciel, The War On Drugs s’est vite imposé comme l’un des éléments les plus intéressants de la scène rock alternative américaine : on s’est donc très logiquement jeté sur l’album dès sa sortie, avant de le laisser reposer un petit mois pour nous livrer nos conclusions. Spoiler : c’est de la bonne.

The War on Drugs

A Deeper Understanding renouvelle donc le coup de génie : tant mieux, on commençait à s’y habituer. On se promène sur l’album à travers des morceaux aux influences rock 80’s qui n’auraient pas fait rougir feu Tom Petty, le tout paré d’une patine shoegaze, aux arrangements électroniques éthérés et aux paroles introspectives à souhait. Si les influences de Granduciel sont très présentes – on retrouve un air de Springsteen sur Holding On, les intonations de Bob Dylan sur Thinking of A Place – ce n’est que pour participer à une identité propre au groupe, qui signe avec ce nouvel opus une évolution nette et un renouveau quand on le compare avec ses prédécesseurs.

La différence la plus remarquable sur ce nouvel EP est sans doute le ton léger, voire joyeux qui l’habite : The War On Drugs semble s’éloigner de son registre habituel pour muter en groupe rock alternatif, comme sur Nothing To Find, sautillant et lumineux à souhait, et qui n’est pas sans arborer des petits airs de Dire Straits.

Pour s’éloigner un peu de l’ambiance rock classique et retrouver le mélange nappes électroniques et gravité introspective, tournez-vous plutôt vers Strangest Thing, l’un des plus beaux moments de l’album, entre douceur et amertume, qui unit bien tous les éléments qui constituent l’identité unique du groupe.

Rapide topo pour remettre The War On Drugs dans le contexte : créé par Adam Granduciel (dont on salue le nom qui ne détonnerait pas dans un roman d’heroic fantasy) et Kurt Vile (qui décide de continuer en solo après le premier album), le groupe est depuis salué unanimement par la critique et par les fans de shoegaze jusqu’à ceux de Neil Young – ce qui est déjà en soi un grand écart assez impressionnant pour titiller notre curiosité. Ce dernier EP, A Deeper Understanding, tient quant à lui son nom de la chanson du même nom de Kate Bush qui, pour être tout à fait honnête, n’aurait pas vraiment fait tache sur cet album.

Avec A Deeper Understanding, The War On Drugs s’inscrit de nouveau comme un groupe qu’il serait dommage de ne pas connaître, qui a su garder la barre haut. Laissez-vous porter de morceau en morceau pour arriver à la même conclusion que nous : il s’agit là d’un bon album, voire d’un très bon album.

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